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... J'aime l'écriture ...

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...Sujet D'invention Du Bac Blanc ...


Reprendre le texte de l'évasion de jean valjean, le transcrire a la premiere personne et imaginer le récit de sa fuite. Il raconte son aventure a un forcat rencontré quelques temps aprés..


Par un beau jour de septembre, au détour d'une ruelle, un homme que je connaissais fort bien, vînt m'aborder. Sa carrure, fortement impressionante, ne m'éffrayait pas, en effet cet homme était un ancien forcat qui, il fût un temps, travaillait avec moi sur l'"Orion". On échangea tout d'abord quelques menues politesses, puis la discution prit une autre tournure. Lui qui me croyait mort depuis fort longtemps, pensait me voir revenir d'outre tombe. C'est pour cela qu'il exigea quelques explications quant au coup de maître que j'avais réalisé. Bien des mois étaient passés pourtant, je m'en souvenais comme si c'était hier. J'entrepris donc de lui rapporter mon récit avec tous les détails dont je pouvais aisément me rappeler:

-" C'était sur le port de Toulon, par une aprés-midi ensoleillée du mois de mai. Un des matelos employé sur l'"Orion", que je connaissais plutot bien pour sa grande mesquinerie, avait entrepris de nettoyer, comme a son habitude, le mat du navire; mais soudain, il glissa, perdit l'équilibre et n'eut plus que la force de ses bras pour se retenir. Alors ni une , ni deux, le sang ne fit qu'un tour dans ma tete. C'était l'occasion que j'attendais depuis si longtemps. Je délaissai alors le travail en cours et couru prés du mat, cherchant le plus vite possible la solution qui sauverais le matelot, inutile de préciser que mes intentions, pour la foule, était purement honorables, mais en réalité je n'étais motivé que par une seule idée: fuir, m'éloigner de cette vie de forcat, partir loin, et cet incident était, pour moi, l'occasion révée de monter une petite supercherie permettant ainsi de rendre credible une "mort" accidentelle. C'est alors que je vis une corde, je m'en emparai et montai sur la vergue. Tandis que j'éxaminais la distance me perméttant de sauver ce matelot, que le vent ballonnait de droite a gauche et d'avant en arriere, je me permis de jeter, sur la foule, un rapide coup d'oeil, témoin de cet incident qui aurais pu sans peine tourner au drame. Ils étaient là, bouche bés, devant cette homme à l'article de la mort, aussi mesquin soit-il, et cet autre s'apprétant a faire un acte relevant plus de la folie que du courage. Pour rien au monde, ils n'auraient bougé, ces couards! Non, ils se contentaient d'admirer le magnifique spéctacle que nous leur offrions le marin et moi même. Tels des mouches appatées par l'odeur de la viande fraiche, ils étaient là appatés par l'odeur de drame qui régnait sur la scène; à retenir leur respiration... Je repris mes estimations, je fis un pas, puis deux, puis je me mis a courir pour parcourir la vergue, puis parvenu à l'extremité, je pris la corde et attachai l'un des bouts pour laisser pendre l'autre. Une fois la corde correctement scellée, j'entrepris de déscendre rejoindre le matelot, grâce à l'unique force de mes bras. Après une descente qui me parût durer une éternité, j'atteignis enfin le matelot qui semblait etre à bout de forces, les bras tétanisant, le visage rougi par l'éffort, si je nr'étais pas arrivé à ce moment là, nul doute qu'il aurait fini au fond du port, à admirer les poissons. Ou plutot à leur servir de nourriture. Etant donné qu'une chute dans l'eau à cette hauteur, en otant la possibilité d'une noyade éventuelle ou d'une crise d'hypothermie(Note du correcteur: un forcat du 19eme siècle n'a pas ces connaissances médicales...), aurait réduit tous ses os en bouillie. Je parvins donc à l'atteindre, d'une main je tenais la corse et de l'autre je m'affairais à aider l'homme. Heureusement pour nous deux que ce dernier devait peser au grand maximum cinquante kilos, et n'était pas très grand. Je remontais alors sur la vergue entrainant mon matelot avec moi, je le laissai reprendre des forces quelques instants puis je le pris dans mes bras et commencai à le porter."

Je Laissais alors le suspence agir sur mon interlocuteur qui retenait également son souffle, completement submergé par la farandolle d'évenements, que je prenais un malin plaisir à exagerer magistralement. Ainsi, j'arrivais a me persuader que j'avais peut etre accomplis une bonne action, bien que mes motivations à cet instant précis furent bien autres. Ne laissant pas dans l'attente plus longtemps, je poursuivis le récit de mes péripéties:

_" Je le portai donc de la vergue au chouquet, et du chouquet à la hune, où je le laissai entre de bonnes mains. Dans l'air s'éleva les bravos et autres "hourra"... Une femme a même déclaré en ma faveur "la grâce de cet homme." Pourtant je ne perdis pas de vue mon objectif premier à savoir celui de pouvoir m'échapper de cette vie qui ne me convenait en aucun cas. Je feignis donc de redescendre bien sagement pour reprendre mes corvées. Pour gagner du temps et rendre réalisable mes projets, je me hatais et commençais à courir sur la basse vergue. J'avais concience que tous les yeux étaient tournés vers moi, le "héros" de la journée. Et cela rendait encore plus facile mon évasion. Puis je commençai a tanguer, me rendre chacelant pour que la foule retienne son souffle, une nouvelle fois. (la suite au prochain épisode...)


Lorsque tout va mal, ou du moins la vie manque de piquant,
Il reste l'évasion le temps d'un recit, au détour d'un mot manquant...

# Posté le mardi 27 mai 2008 14:28

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 10:25

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